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Le luxe, un univers qui ne connaît pas la crise

janvier 2, 2012
Loin de connaître la crise, le marché du Luxe est aujourd’hui en pleine expansion ! Oui… en pleine expansion : une croissance annuelle entre 6% et 8% pour la période 2011-2014 selon le cabinet Bain & Company.

En effet, devant les mutations macro-économique et un nouvel ordre mondial qui se dessine, les maisons du luxe ont choisi de prendre les devants et d’aller conquérir des marchés encore jeunes qui fourmillent de nouveaux riches, millionnaires et milliardaires.

Boutique Louis Vuitton à Oulan Bator, Mongolie

Exemple qui peut paraître étonnant Oulan Bator, Capitale de la Mongolie, un pays au passé communiste et aux influences jusqu’aujourd’hui russes, 2,8 millions d’habitants et des routes pour dont la plupart ne sont pas goudronnées mais un pays où les millionnaires pullulent entre autre en raison à cause des énormes réserves de cuivre, d’or et de charbon.

Et face à de tels phénomènes, c’est la course pour les grands groupes du Luxe pour être le premier à croquer la pomme : Louis Vuitton, Emporio Armani, Zegna, Dunhill et Ferragamo sont déjà sur place et sont là pour répondre à une demande qui explose et à de nouveaux riches décomplexés et qui n’hésitent pas à montrer fièrement leur réussite, notamment à travers les produits de luxe.

Et ceci ne concerne pas uniquement la Mongolie, le même phénomène de ruée vers le luxe est partout dans les pays du sud.

Face à cela, les grands groupes de luxe ont choisi de prendre les devants: après s’être bien installés dans les pays du Golfe, ainsi que dans les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud ), ils s’attaquent à présent à ce qu’on appelle « des niches de richesse » : des pays qui commencent à émerger et où la demande est déjà au là.

Pour prendre l’exemple de Louis Vuitton fer de lance du groupe LVMH, leader mondial du luxe, le célèbre maroquinier s’implante à Santiago, Bogota, Prague, Saint-Dominique, Kiev, Bucharest, Manille et Hanoi: une agressivité commerciale et une volonté d’aller au plus près du client qui témoigne aujourd’hui de l’importance du poids des pays émergents dans la demande pour les produits de luxe.

Dans toutes ces mutations, l’expansion des ventes est due à 80% aux clients des pays émergents drainée principalement par l’Asie avec ces deux principales locomotives, à savoir la chine et l’Inde.

L’empire du milieu devient aujourd’hui le premier marché mondial du Luxe et selon le Boston Consulting Group, en 2020, 330 villes auront un revenu par habitant supérieur à celui de Shanghai en 2008. Une croissance prévue à 23% ! avec des consommateurs aux habitudes et comportements pour le moins différents de leur homologues occidentaux : 80% de la clientèle sont des hommes et avec des préférences pour Armani, Dunhill, et Boss plutôt que pour Chanel, Louis Vuitton ou encore Rolex et le parfum a du mal à pénétrer le marché.

Magasin Dunhill-Vacheron Constantin à Shanghai

Autre particularité des Chinois, ils préparent leurs achats sur internet, et c’est donc logiquement à eux que des maisons telles que Armani proposent leurs collections en ligne.

Autre BRICS, le Brésil voit ses ventes doubler en cinq ans : un marché plus qu’attrayant. Pour preuve, Chanel, Burberry, Hermès, Gucci, Marc Jacobs, Céline et Jimmy Choo ont chacune un magasin ou plus, rien qu’à Sao Paolo et une croissance de plus de 15% par an en ce qui concerne le marché des Yachts : tout un indice de l’attrait des maisons de Luxe pour un tel marché.

Un des deux Magasins Chanel de Sao Paolo

La Russie, quant à elle, on la croyait désuète après la crise, mais son rebond en 2010 annonce un futur prometteur pour le marché du luxe ne Russie, marché où les consommateurs ont des goûts exubérants et très Bling-Bling , ce qui n’est pas pour déplaire aux grandes enseignes comme les Dolce & Gabbana, Gucci et Louis Vuitton. Le phénomène est tel que Rolls Royce a décliné une version Russe de son site Web !

Concession Rolles Royce à Moscou

Toute une mutation et un changement de la répartition des richesse mondiales qui conduit les grandes maisons du luxe à adopter une toute autre stratégie et à s’adapter à des exigences nouvelles bien loin de celles occidentales et Américaines et pour lesquelles, le luxe doit sa survie de crise… ou mieux, sa croissance !

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